Frères des Écoles Chrétiennes
Collège St Jean-Baptiste de la Salle
Tél. 50 33 38 95
Site web : www.collegedelasalle.bf
Etablissement Lasallien Badenya
Tél. 50 37 34 72
Ouagadougou

1. Qui êtes-vous ? Combien êtes-vous dans l’Archidiocèse de Ouagadougou ?

Les Frères des Écoles Chrétiennes sont un institut de droit pontifical, approuvé par la Bulle « ln apostolicae dignitatis solio » du Pape Benoît XIII, en 1725. Cet institut est composé exclusivement de religieux laïcs.

La fin de cet institut est de procurer une éducation humaine et chrétienne aux jeunes, spécialement aux pauvres, selon le ministère que l’Église lui confie. Saint Jean-Baptiste de la Salle a rénové l’école pour la rendre accessible aux pauvres et la donner à tous comme signe du Royaume et moyen de salut.

L’école chrétienne est l’instrument privilégié de l’action des Frères. L’institut s’ouvre aussi à d’autres formes d’enseignement et d'éducation adaptées aux besoins de l’époque et des pays.

Cette année scolaire 2009-2010, nous sommes 8 Frères profès dans l’Archidiocèse, répartis de la manière suivante :

1. Communauté du Collège Saint Jean-Baptiste de La Salle (Paroisse Cathédrale) : Frères profès perpétuels : Frère Gabriel ZABRAMBA, Directeur, Frère Luis ALVAREZ, responsable de cycle, Frère Jean-Luc TRAORE : Économe.

2. Communauté des Étudiants Frères des Écoles Chrétiennes (Paroisse Cathédrale) : 5 Frères (3 Frères à vœux perpétuels et 2 Frères à vœux temporaires) dont 2 qui exercent à l'Établissement Lasallien Badenya (Paroisse Saint François d’Assise) : Frère Salvador JANGUIZ, directeur et Frère Jean Bruno SOME, Économe. Et 3 Frères Étudiants : Frère Wenceslas SOME. 3ème année d’Histoire, Frère Simon Pierre TRAORE 2ème année de Lettres Modernes et Frère Émile LOGOSSOU, 2ème année Finances et Comptabilité à l’ISIG.

2. Depuis quelle année êtes-vous dans l’Archidiocèse de Ouagadougou ?

La première communauté est arrivée à la rentrée scolaire 1952-1953. Monseigneur leur a confié l’école des garçons de la paroisse Cathédrale. Ils étaient 3 Frères, Frère Abel Eugène, Frère Constantin Benoît et Frère Théophile. L'année suivante, les Frères ouvraient la classe de 6ème du Collège Saint Jean-Baptiste de La Salle. En 2002, les Frères ont ouvert l’Établissement Lasallien Badenya, à Dassasgho, zone I, paroisse St François d’Assise.

3. Que faites-vous pastoralement au titre de votre Institut ou au sein de l’organisation diocésaine ?

Nous avons comme mission l’éducation chrétienne des enfants et des adolescents. L’école chrétienne est l’instrument privilégié de l'action des Frères.

Une école primaire, parce qu'elle éduque des enfants de 5 à 11 ans, est appelée à s’intégrer pleinement dans la pastorale des sacrements dont la responsabilité revient à la paroisse. C’est ainsi que notre établissement Lasallien Badenya accueille les classes de catéchisme en français de la paroisse St François d’Assise, dans la Zone I. Plusieurs enseignants y font le catéchisme en tant que « Papas et Mamans » catéchistes. Notre collaboration avec la paroisse est donc pleine et entière.

Un établissement secondaire, parce qu'il accueille des adolescents entre 12 à 18 ans et d’autre part, parce que l’État a instauré un concours d'entrée en 6ème et un autre d’entrée en seconde, recrute des élèves sur plusieurs paroisses. L’Archidiocèse, pour les accompagner, a créé l’Aumônerie des Lycées et Collèges. Ici, la collaboration avec la paroisse est différente de celle d’une institution primaire. Mais elle existe comme par exemple quand le collège prête ses locaux pour abriter des retraites, des récollections ou des formations diverses.

4. Quelles suggestions pertinentes faites-vous pour le bien de la mission « Duc in Altum » ?

1. Nous voudrions qu'on revalorise la vocation du religieux laïc. Par exemple, la lettre qui nous invite à cette réunion ne mentionne pas les religieux laïcs. Elle est adressée uniquement aux religieux prêtres.

2. « Les écoles catholiques s’ouvriront à tous les enfants et à tous les jeunes, sans distinction de religion, d'ethnie ou de catégorie sociale, pourvu seulement qu’ils respectent le caractère propre de l’école catholique. » (Déclaration des Évêques sur l’Éducation Chrétienne et l'École Catholique au Burkina Faso (25 novembre 1996). Cette ouverture impose des contraintes par exemple celle de ne pas imposer le culte catholique à ceux qui ne sont pas catholiques, et celle de suivre le rythme scolaire demandé par les lois scolaires en vigueur. Ce qui veut dire que les religieux laïcs qui consacrent leur vie à l’école catholique ne sont pas totalement disponibles aux paroisses.

Nous remercions Monseigneur pour cette belle initiative qui nous permet de mieux nous connaître et de mieux collaborer au service de la mission.

Frère Salvador AJANGUIZ,
Frère Gabriel ZABRAMBA,

Ouagadougou, le 19/12/2009

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