22 novembre 2013

Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue à ce rassemblement de prière et d’action de grâce. Permettez-moi d’accueillir et de saluer notre Père Évêque Mgr Philippe Ouédraogo, archevêque métropolitain de Ouagadougou qui préside cette eucharistie.

Monseigneur,

Malgré votre calendrier très chargé en cette fin d’année liturgique, malgré les préparatifs de la clôture de l’année de la foi, vous êtes venus commémorer avec nous dans la joie et l’action de grâce les 25 ans d’existence de notre séminaire. Merci pour votre sollicitude paternelle. Aujourd’hui, 22 novembre, vous célébrez le 16ème anniversaire de votre ordination épiscopale. La Maison Lavigerie et cette assemblée en prière vous souhaite un joyeux anniversaire. Avec vous, nous rendons grâce au Seigneur pour ces 16 ans de fidélité. Que le Seigneur attise et fortifie en vous les dons de sa grâce. Qu’il vous donne la santé, la force et la sagesse pour conduire le peule qu’il vous a confié. Que votre fête soit sans fin.

Je souhaite la bienvenue à Mgr Justin Kietéga, évêque de Ouahigouya, bienvenue au Père Emmanuel Ngona, assistant du supérieur général et ancien recteur de la Maison Lavigerie, au père Jean Michel Laurent, secrétaire à la formation initiale, au Père Ignatius Anipu, provincial de la PAO, au Père Dominique Apée, provincial de la Province Ghana/Nigeria, Bienvenue aux Vicaire généraux, bienvenue aux anciens de la Maison Lavigerie formateurs et anciens étudiants, le Père Georges Jacques, ancien recteur, bienvenue aux recteurs des séminaires et des maisons de formation. Bienvenue aux autorités politiques, admiratives et civiles.

Frères et sœurs, dans son testament spirituel, le Cardinal Lavigerie écrivait : « C’est à toi que je viens maintenant, Ô ma chère Afrique. Je t’avais tout sacrifié il y a dix-sept ans, lorsque poussé par une force qui est visiblement celle de Dieu, j’ai tout quitté pour me vouer à ton service. Depuis, que de traverses, que de fatigues, que de peines !... Je ne les rappelle que pour pardonner et pour exprimer encore une fois mon invincible espérance de voir la portion de ce grand continent, qui a connu autrefois la religion chrétienne, revenir pleinement à la lumière et à la vérité… C’est à cette œuvre que j’avais consacré ma vie. Mais qu’est-ce qu’une vie d’homme pour une semblable entreprise ? A peine ai-je ébauché ce travail. Je n’ai été que la voix du désert appelant ceux qui doivent y tracer les voies à l’Évangile. Je meurs donc sans avoir pu faire autre chose pour toi que souffrir et par mes souffrances te préparer des apôtres. »

A sa mort le 26 novembre 1892, le journal le moniteur de Rome écrivait : « Il a taillé de la besogne pour plusieurs générations ».

Oui, il a taillé de la besogne.

C’est poussé par ce désir d’évangéliser le cœur de l’Afrique, qu’il ouvre la toute première maison de formation à Alger le 19 octobre 1868. Il s’agissait du premier noviciat des Missionnaires d’Afrique.
Après la mort du cardinal, les maisons de formation, jusqu’alors concentrées en Afrique du nord, se dispersèrent en Europe : En France, mais aussi au Pays Bas, en Belgique, en Italie, en Grande Bretagne, en Irlande et au Canada.

La première maison en Afrique sub-saharienne fut ouverte le 15 octobre 1978 en Ituri au Congo Démocratique.

En 1988 les régions du Burkina, du Mali et du Ghana ouvrirent un séminaire bilingue à Kossoghen. Avec l’accord de l’Archevêque et de la Conférence Épiscopale, Il a été officiellement érigé par le Supérieur Général de l’époque, le Père Étienne Renaud le 2 août 1988 et s’est effectivement ouvert le 19 septembre 1988 avec 12 étudiants et un staff de quatre formateurs conduit par le P. Michel Carbonneau, premier recteur. Le Grand séminaire était prévu pour accueillir des étudiants originaires des Provinces Missionnaires d’Afrique de toute l’Afrique Occidentale (Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire Ghana, Nigeria). Il était bilingue (français, anglais). Les cours étaient donnés dans les deux langues. Malheureusement l’expérience n’a duré que 4 ans. Il est devenu francophone en septembre 1993, les étudiants originaires du Ghana et Nigeria ayant alors été accueillis dans une autre maison de formation érigée à Tamale (Ghana).

Le séminaire a tout d’abord trouvé à se loger dans les locaux du séminaire interdiocésain, propriété de la Conférence Episcopale Burkina-Niger, fermé en 1983. Il portait alors le nom de « Séminaire de Kosoghin». C’est l’occasion pour moi de remercier, au nom de la Maison Lavigerie, le Grand séminaire Saint Pierre et Paul pour la collaboration et la fraternité.

En 1995, la Conférence Épiscopale nous demanda de pouvoir reprendre ses locaux. Il fut alors décidé la construction d’un nouveau centre ici à Sommaasem et c’est le 17 mai 1997 que le grand séminaire a été transféré à la Maison Lavigerie.

Depuis sept 2011 la Maison Lavigerie a la reconnaissance du Ministère des Enseignements Supérieur et Secondaire comme Institut Supérieur Privé de Philosophie. Nous remercions chaleureusement tous ceux qui nous ont accompagnés dans cette démarche : les professeurs Mahamadé Savadogo, Jacques Nanema, Mr Etienne Concobo.

A ce jour la maison a accueilli et formé 525 étudiants de 19 congrégations différentes.
A tous ces étudiants le centre a cherché à procurer une formation holistique la plus adaptée possible aux besoins de la mission et de l'Afrique de demain:

Une formation humaine, une formation spirituelle, une formation intellectuelle et une formation apostolique en termes de savoir, de savoir-faire et de savoir être.

Aujourd’hui, nous sommes rassemblés pour remercier Dieu, pour rappeler ses nombreux bienfaits, les raisons de chanter sa louange. » Is63, 7. Quand nous avons bu à un ruisseau, nous avons le devoir de nous rappeler la source. Pendant 25 ans, nous avons bu à la source de la bonté du Seigneur et aujourd’hui, nous voulons raconter au monde « tout ce qu’il a fait pour nous. (Mc5, 19).

Nous ne voulons, cependant, pas demeurer dans le passé à l’occasion de ce jubilé, ni dans ses joies, ni dans ses peines. Nous ne voulons pas seulement répondre à la question : « Qu’avons-nous fait » ? Mais aussi à cette autre : « qu’allons-nous faire ? » Parce que le passé ne nous appartient pas. Ce qui nous appartient maintenant c’est le futur. Le passé est un tremplin pour un avenir meilleur.

Au nom de la maison et au nom du centre, je voudrais remercier, notre Père évêque, et à travers lui, ses prédécesseurs et toute la Conférence Épiscopale pour tous les soutiens multiformes.

Merci aux sœurs de l’Immaculée Conception qui nous ont aidés à obtenir ce terrain sur lequel nous sommes aujourd’hui,aux Sœurs Blanches pour le soutien et la fraternité.

Merci aux autorités administratives et à la Direction de l’Enseignement Supérieur, qui nous ont facilité les démarches pour la reconnaissance nationale,

Merci aux professeurs, religieux, religieuses, laïcs, qui depuis 25 ans donnent aux étudiants une méthode de travail et une compétence à rechercher la profondeur de la pensée plutôt que la belle rhétorique, l'honnêteté intellectuelle plutôt que la facilité, la précision de pensée plutôt que le déballage de vagues généralités, un esprit critique plutôt que de la répétition, la compréhension plutôt que la simple connaissance...

Je voudrais rendre un vibrant hommage à Mr Rouamba Paul, le doyen des professeurs, qui intervient ici depuis 1993. Mr Rouamba, merci pour votre fidélité à la maison.

Merci à vous, frères et sœurs venus une fois de plus nous témoigner votre sollicitude fraternelle.

Puisse la célébration de ce jubilé qui coïncide avec la clôture de l’année de la foi être, pour nous, l’occasion de renouveler notre adhésion au Christ et notre élan missionnaire dans le respect des charismes légués par nos différents fondateurs.

Bonne célébration à tous.

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