Les conseils qui suivent sont utiles pour commencer à faire oraison.
Ceux qui prient depuis longtemps en ont moins besoin.
Le but de l’oraison c’est l’union avec Dieu. Pour cela, il n’y a pas de méthode.

Début de l’oraison

+ Je viens à l’oraison comme à un rendez-vous d’amour, avec confiance. Je prends une attitude commode et stable. Je peux faire un signe de croix, lever les mains, fermer les yeux, etc …

+ Aussitôt, je me mets en présence de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit : « Tu es en moi… O toi qui es chez toi dans le fond de mon cœur … O mon Dieu, Trinité que j’adore ». Je peux réciter le Notre Père …

+ Je demande à l’Esprit Saint de m’aider à faire oraison. J’essaie d’entrer dans sa grande prière.

+ Je me mets à la disposition de Dieu. Je laisse mes soucis ou je les offre au Seigneur. « Je suis là pour toi, pour que tu sois heureux… Je veux ce que tu veux ».

+ Ce début est important. Il doit durer suffisamment longtemps. Il peut même devenir toute l’oraison.

Milieu de l’oraison

+ Je prends le passage de la Parole de Dieu que j’ai choisi. Je le lis lentement, en m’arrêtant souvent. Je reprends un mot, une phrase qui me touche. Je les répète. Je laisse la Parole de Dieu descendre dans mon cœur. Je la garde aussi longtemps que j’y trouve de la nourriture. Quand j’aurai acquis la pratique de l’oraison, cette méditation de la Parole de Dieu fera place à une écoute silencieuse.

+ Je parle à Dieu de ce qui l’intéresse. Je l’adore, je le loue, je le remercie, je l’aime. Je pense à ce qu’a fait Jésus. Je peux lui dire ce qui fait ma vie, ce qui me tient à cœur, mes difficultés, « Seigneur, aie pitié de moi. Fais en moi ce que tu veux. » Quand ce passage ne me dit plus rien, je lis un peu plus loin.

+ J’accueille avec joie et simplicité ce que me dit l’Esprit Saint. J’essaie de rester en silence dans la foi et l’amour. Etre là avec Jésus, cela suffit. Donner à l’Esprit Saint le temps d’imprimer en moi la divine ressemblance, c’est l’essentiel.

+ Mon corps est immobile, mais mon esprit est bien éveillé. Si j’ai des distractions, ce n’est pas grave ; je reviens à Dieu, autant de fois que c’est nécessaire. Si je ne sens rien, si je m’ennuie, je continue de rester avec Dieu, à m’intéresser à lui. Je suis là pour lui, pas pour moi. Parfois, l’oraison est un combat.

Fin de l’oraison

+ Je remercie le Seigneur pour toutes les grâces connues et inconnues qu’il m’a accordées. Quand je prie, même si je ne sens rien, Dieu agit en moi et sauve le monde.

+ Je cherche comment je vais faire la volonté de Dieu aujourd’hui. Je confie à la Sainte Vierge l’Eglise et tous ceux que j’aime.

+ Je peux terminer par une prière que je connais.

+ Je remets cette oraison telle quelle, sans la juger. Je reste en paix. Je pars à regret, comme on quitte un ami. Mais, en allant vers d’autres occupations, je suis toujours avec Dieu.

Quand on débute dans la pratique de l'oraison, il est important de se servir d'un passage de la Bible. On réfléchit à cette Parole de Dieu qui élève l'esprit. De plus, cela fixe l'attention et permet de revenir quand on s'est éloigné par les distractions.

Plus tard, c'est moins utile. L'important devient la rencontre avec Jésus, avec Dieu présent dans le cœur. A ce moment, on vit l'oraison comme un échange avec notre meilleur ami. Quand deux amoureux vont se rencontrer, est-ce qu'ils préparent leur sujet de conversation ?

 

Abbé Yves JAUSIONS
Diocèse de Rennes, FRANCE
Dans : Oraison sans frontières, 2006.

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