1. Seigneur Jésus, me voici de nouveau devant Toi, présent mais caché dans le Sacrement de l'Eucharistie. J'ouvre mon cœur à ton Esprit Saint et je T'adore. Toi que les anges et les saints contemplent dans la Gloire de Dieu, je crois en Toi.

2. Aujourd'hui, je me joins aux Douze que Tu as rassemblés autour de Toi. Après une nuit de prière, Tu les avais choisis. Après un temps de prière, un autre jour, Tu leur demandes : "Qui dites-vous que je suis ?". C'est une question que Tu poses à chaque génération de chrétiens, et que Tu me poses souvent, et encore maintenant. Et comme Simon Te répondait dans un élan de loi ardente que "Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant", Tu lui as exprimé à la fois ton bonheur et le sien. Puis, Tu lui as confié Ton Église, cette Église contre laquelle les forces de l'erreur et de la mort ne pourront jamais prévaloir. C'est dans cette Église bâtie, par Toi, sur le Rocher de la foi de Pierre, que ce merveilleux Sacrement de ton Corps et de ton Sang est célébré chaque jour en vérité, distribué et conservé avec foi, respect et amour.

3. C'est pourquoi aujourd'hui mon adoration s'exprime dans ce même acte de loi de Pierre. Oui, Jésus, Tu es le Christ, l'Envoyé de Dieu et mon Sauveur, Tu es le Fils du Dieu Vivant. Toute la plénitude de la divinité est en Toi. Depuis Ta résurrection Tu es le Vainqueur de la mort, Tu es la Tête et le Chef de ton Église le seul Médiateur entre Dieu et les hommes, le seul Homme Sacerdotal qui nous communique le pardon et la vie de Dieu et qui lui présente une Offrande sainte et parfaite. Je crois en Toi, avec toute l’Église, cette Église en laquelle la loi de Pierre est transmise de génération en génération jusqu'aujourd'hui.

Devant le Sacrement du Pain devenu ton Corps, cette foi est absolument nécessaire et elle est plus difficile que partout ailleurs, puisque les sens et la seule raison ne peuvent y voir qu'un morceau de pain... Je Te rends grâce de m'avoir donné cette foi, et je Te demande de me la garder et de l'affermir de jour en jour.

4. C'est pourquoi, Seigneur, je Te prie pour tous ceux qui, en voyant ton Sacrement, sont tentés par le doute. Que ton Esprit Saint les éclaire et les soutienne pour qu'ils retrouvent la certitude de la foi, de la foi de l'Église, celle de Pierre, celle que Tu as confirmée en faisant de Pierre ton représentant parmi les hommes, le Chef visible de ton Église.

5. Ô Merci Jésus, de m'avoir donné de croire en Toi, et de me déclarer bienheureux comme Tu l'as dit à Pierre...

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1. Avec grande joie, je me prosterne devant Toi, Seigneur Jésus, présent ans le Sacrement de ton Corps glorieux que ma foi reconnaît dans l'humble si ne du Pain. J'ouvre mon cœur à la lumière de ton Esprit, et je T’adore, Dieu de toute Vie et de tout bonheur. Avec tous le

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Une voisine me racontait qu’un jour elle reçut la visite d'un monsieur très poli. Avec un grand sourire, cet homme proposa à la famille l’achat d'une série de beaux livres de culture générale. Il parlait très bien, sur plusieurs thèmes... mais, à la fin, il sortit le thème religieux en disant que le

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D'où vient, à ce moment-là, la signification du samedi en tant que “ septième jour " consacré à Dieu ? Voici ce que nous lisons dans la Bible : “ C’est ainsi que le ciel et la terre et tout ce qu'ils contiennent furent achevés. Au septième jour, Dieu avait achevé son travail et il se reposa en ce septième jour après tout le travail qu'il avait fait. Dieu bénit le septième jour et il en fit un jour saint, parce que, ce jour-là, Dieu s’était arrêté de travailler, après toute cette création qu'il avait faite ” (Gn 2, 13). “ En six jours, Yahvé fit le ciel et la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve, et il s'est reposé le septième jour. C'est pour cela que Yahvé a béni ce jour de sabbat et l’a rendu saint ” (Ex 20, 1).

“ Durant six jours, tu serviras et tu feras tout ton travail, mais le septième jour est un repos en l'honneur de Yahvé ton Dieu ” (Dt 5, 13- 14).

À travers ces textes, nous remarquons que le mot sabbat (repos) avait pour les Israélites de l'Ancien Testament un nouveau sens, un sens religieux. Le sabbat leur rappelait la création de Dieu en six jours avec le repos du septième jour ; et ce dernier jour était consacré à Dieu. L’homme qui, par son travail, imite l'activité du Créateur, doit aussi imiter, par son “ repos “ (“ sabbat ") du septième jour, le repos sacré de Dieu (Ex 31, 13).

C'est ainsi que le sabbat (samedi) devint pour les Israélites l'une des pratiques les plus importantes et caractéristiques. La circoncision et l'observance du sabbat étaient devenus les signes qui distinguaient le peuple d'Israël des peuples environnants. Et tout au long de l'histoire de l'Ancien Testament, le peuple d'Israël demeura fidèle à ces deux signes distinctifs.

Avec le temps, la pratique du repos du sabbat (samedi) fut assumée par la loi juive de façon très stricte, avec 39 prohibitions concernant le travail : il était défendu de ramasser du bois (Nb 15,32) ; de préparer des aliments (Ex 16, 23) ; d'allumer du feu (Ex 35, 3), etc.

Petit à petit, l'observance du sabbat devint une observance scrupuleuse. Les prophètes de l’Ancien Testament lancent une dure critique contre la pratique légaliste du sabbat qui avait fait des Israélites un peuple sans dévotion intérieure (Os 1, 13 et Os 2, 13).

2. Est-ce que Jésus observait le sabbat ?

Jésus n'a pas supprimé explicitement la loi du Sabbat. Lui, le jour du sabbat, allait à la synagogue et profitait de l’occasion pour annoncer l’Évangile (Lc 4, 16). Mais Jésus, à l’instar des prophètes, s'attaquait au rigorisme formaliste des pharisiens et des maîtres de la loi : “ Le sabbat a été fait pour l'homme et non pas l'homme pour le sabbat " (Mc 2, 27). Pour Jésus, le devoir de la charité passe avant l'observance matérielle du repos du sabbat ; c'est pourquoi il faisait des guérisons en ce jour, alors que c'était défendu. (Mt 3,1-6 ; Lc 14, 1-6 ; Lc 6, 1-5). De plus, Jésus proclame son pouvoir sur le sabbat en disant : “ Le Fils de l'homme est le Seigneur du sabbat " (Mc 2, 28). Autrement dit, Jésus est le maître du sabbat (Lc 6, 1-5).

Évidemment, la mentalité légaliste des pharisiens fut violemment choquée par cette nouvelle façon d'observer le Sabbat.

Et ce fut l'une des plus graves accusations contre Jésus (Jn 5, 9). Mais celui-ci savait qu'en faisant le bien le jour du sabbat, il était en train d'imiter son Père qui continue de régir le monde et de vivifier les hommes. “ Mon Père est encore au travail, alors moi aussi je travaille " (Jn 5, 17).

L’attitude de Jésus face au jour du sabbat nous apprend qu’il a agi en toute liberté d’esprit face à cette loi. Cette observance du sabbat étant pour lui quelque chose de “ secondaire ”, il ne l'a pas considérée comme un point essentiel de sa prédication. Jésus dit clairement qu'il n’était pas venu supprimer la loi mais lui donner sa véritable signification " (Mt 5, 17). Il ne s'agit donc pas d’accomplir la loi au pied de la lettre, mais de faire évoluer cette loi vers sa perfection.

3. La résurrection du Christ

L’argument fondamental de l'option pour le dimanche au lieu du samedi provient de la Résurrection du Seigneur. Les quatre évangélistes sont d'accord pour dire que la Résurrection du Christ eut lieu le “ premier jour de la semaine ", ce qui correspond à notre dimanche (Mt 28, 1 ; Mc 16, 2 ; Lc 24, 1 ; Jn 20, 1 et 10). L’événement de la Résurrection du Christ un dimanche fut pour les disciples un fait hautement significatif et devint des lors le centre de la foi chrétienne.

Il y a deux raisons fondamentales pour célébrer ce jour de la Résurrection

Avec sa Mort-Résurrection, Jésus commença une Nouvelle Alliance et mit fin à l'Ancienne. Lors de la dernière Cène. Jésus proclama : “ Cette coupe est la Nouvelle Alliance scellée dans mon sang, qui va être versé pour vous " (Lc 22, 20). Les disciples se rendirent compte progressivement que, dans cette Nouvelle Alliance, la foi de Moïse et ses pratiques allaient prendre un autre sens.

La Mort-Résurrection du Christ signifiait aussi pour les premiers chrétiens la Nouvelle Création, puisque Jésus a atteint le sommet de son œuvre, sa Mort-Résurrection, justement le dimanche, qui deviendra désormais le “ jour du Seigneur".

Nous aussi, nous avons reçu la promesse d'entrer avec le Christ dans ce repos (He 4, 1-16).

Alors, le dimanche, “ le jour du Seigneur ", devient le véritable jour de repos, où les hommes se reposeront de leurs fatigues à l’instar de Dieu qui se reposa de ses travaux (He 4, 10 ; Ap 14, 13).

Dorénavant, le centre de la foi des chrétiens est le Christ ressuscité et glorifié. C'était donc tout à fait logique pour eux de célébrer le dimanche comme “ jour du Seigneur ", comme jour de la “ Nouvelle Création ” (cf. Is 2, 12).

4. La pratique des premiers chrétiens

Les premiers chrétiens continuèrent d’abord à observer le sabbat et ils profitaient des réunions sabbatiques pour annoncer l’Évangile dans le milieu juif (Ac 13, 14). Mais bientôt, le premier jour de la semaine (dimanche) devint le jour du culte pour la primitive Église. “ Le premier jour de la semaine, étant tous réunis pour la fraction du pain. . . ” (Ac 20, 7). Nous savons que l'expression “ fraction du pain ” désignait à cette époque-là la célébration de l'Eucharistie. Nous voyons donc que les premiers chrétiens faisaient leur rencontre eucharistique les dimanches, comme nous le faisons aujourd'hui.

5. Ce que nous enseigne l’apôtre Paul

Jésus avait déclaré que son intention “ n'était pas d'abolir mais de parfaire la Loi ” (Mt 5, 17). Saint Paul va développer cette même idée dans ses lettres : “ Le Christ est le but de la Loi ” (Rm 10, 4). Ainsi, pour l'apôtre la plénitude de la Loi ne consiste pas en l’observance de la lettre de cette Loi, mais dans la foi en Jésus-Christ. Paul dit que “ La Loi nous conduisait à l’école, celle du Christ ” (Ga 3, 24) et c'est avec le Christ qu'une Nouvelle Alliance a commencé (1 Co 11,25).

L'Apôtre Paul eut à discuter à propos du “ jour du Seigneur ”. Au début, il avait l'habitude de prêcher pour les juifs le jour du Sabbat, dans la synagogue ; mais lorsque ceux-ci refusèrent son enseignement, il se tourna vers les gentils (non-juifs). Dans cette ambiance non-juive, Paul n'accordait pas d'importance aux coutumes juives telles que la circoncision, le sabbat et autres. Paul se réunissait avec les nouveaux croyants le premier jour de la semaine et ce jour-là avaient lieu certaines pratiques que les Juifs avaient l’habitude de faire le jour du Sabbat, par exemple la collecte des aumônes (cf. 1 Co 16, 12).

Cette attitude en faveur des gentils convertis provoqua une forte discussion dans l’Église.

Ensuite, cette affaire fut traitée lors du Concile de Jérusalem avec les apôtres et les anciens de la primitive Église.

C'est là que la décision de ne pas imposer aux Gentils convertis les coutumes et pratiques juives, fut prise (cf. Ac 15, 28-29).

C'est pourquoi Paul écrit aux Colossiens : “ Donc, que personne ne vous critique pour ce que vous mangez et buvez ou parce que vous n'observez pas une fête, ou une nouvelle lune ou le sabbat “ (Col 2, 16). Il critique aussi ceux qui s'entêtent à donner trop d’importance à tel ou tel jour : “ Vous allez donc de nouveau en être esclaves ? ”.

“ Et vous allez observer tel et tel jour, et la nouvelle lune, et cette période-ci et cette période-là. .. ” (Ga 4, 9-10). Paul insiste : il faut éviter ces polémiques stériles et donner de l’importance à l’essentiel, qui est l’Amour (cf. Col 13).

6. Considération finale

Il n’y a pas de doute que les premiers chrétiens ont sanctifié le dimanche comme “ jour du Seigneur ". Cette pratique trouve pleinement son fondement dans la Bible. Nous respectons le fait que les juifs célèbrent le Sabbat selon les indications de l'Ancien Testament. C'est en accord avec leur religion. Mais ces groupes chrétiens qui s'attachent à l’observance du samedi - et non pas du dimanche - n’ont pas bien lu, à notre avis, toute la Bible, puisqu’ils restent figés sur une pratique de l'Ancien Testament, refusant de suivre son accomplissement dans le Nouveau Testament. Et si cela arrive, c'est peut-être parce qu'ils ont tendance à interpréter la Bible de façon littérale et partielle, oubliant que Jésus est venu compléter et parfaire l'Ancien Testament.

Nous croyons donc être tout à fait dans la ligne biblique, en célébrant le dimanche comme jour de repos consacré au Seigneur, “ le jour du Seigneur ". Alors, comme le dit Saint Paul : la distinction samedi, dimanche ne pourrait-elle pas être atténuée en tenant compte du fait que, par exemple, en Actes 20, 7 ; la réunion pouvait se tenir le soir et la nuit du samedi, les jours, pour les Juifs, commençant au coucher du soleil de la veille ? Les catholiques en gardent des traces : veillée pascale, messes dominicales anticipées. “ Tout cela (ces observances) n'était que des ombres de la réalité qui devait venir, la personne du Christ ” (Col 2, 17).

Il y a des groupes qui insistent sur la question du samedi comme si c'était le point le plus important de la Bible !

Ils invitent certains catholiques à lire dans la Bible des textes isolés de l'Ancien Testament où Dieu appelle le peuple juif à sanctifier le sabbat et tirent comme conclusion : “ Vous voyez, même dans votre Bible catholique, Dieu demande d'observer le samedi... Ne voyez-vous pas votre erreur ? " Ce genre de raisonnement abuse de la Bible et de la bonne foi des gens...

Ne restons donc pas figés à l'Ancien Testament et ne soyons pas esclaves des phrases bibliques isolées de leur contexte. L’évolution entre l'Ancien Testament et le Nouveau Testament a été voulue par Dieu et nous l’acceptons ; comme nous acceptons aussi Jésus, Maître et Seigneur de l'histoire, car la réalité présente a dépassé les signes qui la préfiguraient et qui l’annonçaient. Voilà pourquoi nous sanctifions le dimanche comme jour du Seigneur.

Pour réfléchir

1. Quel est l’enseignement des Adventistes sur l’observance du Sabbat ?

2. Que nous dit la Bible dans l’Ancien Testament ?

3. Comment les premiers chrétiens son!-ils passés du samedi au dimanche ?

4. Y a-t-il une évolution entre l’Ancien Testament et le Nouveau Testament ?

5. Jésus a-t-il considéré l’observance du samedi comme quelque chose d’essentiel ?

6. Que nous dit Jésus en Marc 2, 28 ?

7. Pourquoi, nous les catholiques, observons-nous le dimanche ?

8. Quelle fut la pratique de Saint Paul ?