RÉORIENTER NOS VIES

1er dimanche de l'Avent  – Année A

 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme.
En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;
les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme.
Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé.
Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée.
Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. (Matthieu 24,37-44)

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Il n'est pas toujours facile de nommer ce malaise  profond et persistant que nous pouvons ressentir à un moment donné de notre vie. Cela m'a été avoué plus d'une fois par des gens qui, par ailleurs, cherchaient « quelque chose de différent » , une nouvelle lumière, peut-être une expérience capable de donner une nouvelle couleur à leur vie quotidienne.

Nous pouvons l'appeler « vide intérieur », insatisfaction, incapacité à trouver quelque chose de solide qui comble le désir de vivre intensément. Peut-être vaudrait-il mieux l'appeler « ennui », fatigue de vivre toujours la même chose, sensation de ne pas réussir à percer le secret de la vie : nous faisons une erreur sur quelque chose d'essentiel et nous ne savons pas exactement sur quoi.

Parfois la crise prend un ton religieux.  Peut-on parler de « perte de foi » ? Nous ne savons plus en quoi croire, rien ne réussit à nous éclairer de l'intérieur, nous avons abandonné la religion naïve d’autrefois, mais nous ne l'avons remplacée par rien de meilleur. Alors une sensation étrange peut grandir en nous : nous sommes restés sans aucune clé pour orienter notre vie. Que pouvons-nous faire ?

La première chose à faire est de ne pas céder à la tristesse ou à la tension : tout nous appelle à vivre. Dans ce malaise persistant, il y a quelque chose de très sain : notre désir de vivre quelque chose de plus positif et de moins faux, de plus digne et de moins artificiel. Ce dont nous avons besoin, c'est de réorienter nos vies. Il ne s'agit pas de corriger un aspect spécifique de notre personne. Cela pourrait arriver plus tard. Maintenant l'important est d'aller à l'essentiel, de trouver une source de vie et de salut.

Pourquoi ne pas nous arrêter pour entendre l'appel urgent de Jésus à nous réveiller? N'avons-nous pas besoin d'écouter ses paroles? : « Restez  éveillés », « prenez conscience  du moment que vous vivez  » ; « il est temps de vous réveiller ». Nous devons tous nous demander ce que nous négligeons dans notre vie, ce que nous devons changer et ce à quoi nous devons consacrer plus d'attention et de temps.

Les paroles de Jésus s'adressent à chacun d'entre nous : « Veillez ». Nous devons réagir. Si nous le faisons, nous vivrons un de ces rares moments où nous nous sentirons « éveillés » du fond de notre être.

Auteur : José Antonio Pagola
Traducteur : Carlos Orduna, csv

Pin It

Liturgie

Aujourd'hui : mercredi 29 janvier 2020 - Le mercredi de la 3e semaine du temps ordinaire
Saint(s) du jour : St Aphraate le Perse, anachorète († v. 378)

Voir les lectures du jour

Suivez-nous sur Facebook

Les derniers tweets du Pape François

(C) 2012-2019 Catholique.bf - Tous les droits réservés.

DMC Firewall is developed by Dean Marshall Consultancy Ltd