CHERCHER DE L’INTÉRIEUR

4ème dimanche de Pâques – Année B

En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. » (Jean 10,11-18)

On ne peut pas envisager des programmes ou des techniques conduisant automatiquement jusqu’à Dieu. Il n’y a pas de méthode pour le rencontrer d’une façon sûre. A chacun de suivre sa propre voie, puisque chacun a sa façon à lui de s’ouvrir au mystère de Dieu. Cependant, tout ne favorise pas pareillement l’éveil à la foi.

Il y a des personnes qui ne parlent jamais de Dieu avec qui que ce soit. C’est un thème tabou ; Dieu appartient au domaine privé. Mais ensuite, ils ne pensent pas non plus à lui ni ne se souviennent de lui dans l’intimité de leur conscience. Cette attitude, assez fréquente même parmi ceux qui se disent croyants, mène presque toujours à l’affaiblissement de la foi. Lorsqu’on ne se souvient jamais de quelque chose, cela finit par mourir par oubli et par inanition.

Par contre, il y a des personnes qui semblent beaucoup s’intéresser aux affaires religieuses. Elles aiment à poser des questions sur Dieu, sur la création, sur la Bible… et formulent des questions sans arrêt, même si elles n’attendent pas toujours la réponse. Cela ne semble pas les intéresser. Naturellement, toutes les paroles sont vaines si elles ne correspondent pas à une recherche sincère de Dieu en nous-mêmes. Ce n’est pas le fait de parler des « choses religieuses » qui est important mais de faire une place à Dieu dans sa propre vie.

D’autres aiment discuter sur la religion. Ils ne savent pas parler de Dieu si ce n’est pour défendre leur propre position et pour attaquer celle de l’adversaire. En fait, beaucoup de discussions à caractère religieux ne servent qu’à favoriser l’intolérance et l’endurcissement des positions. Par contre, celui qui cherche Dieu sincèrement, écoute l’expérience de ceux qui croient en lui et même celle de ceux qui l’ont abandonné. Je dois trouver ma propre voie, mais j’ai intérêt à connaître où les autres trouvent le sens, l’élan et l’espérance pour faire face à leur existence.

Dans tous les cas, le plus important pour nous orienter vers Dieu c’est de l’invoquer dans le secret de notre cœur, seul à seul dans l’intimité de notre propre conscience. C’est là qu’on s’ouvre avec confiance au mystère de Dieu ou qu’on décide de vivre seul, dans l’athéisme, sans Dieu. Quelqu’un peut me dire : « Mais comment vais-je invoquer Dieu si je ne crois pas en lui et si je ne suis sûr de rien ? » Oui, c’est possible. Cette invocation sincère au milieu de l’obscurité et des doutes est sûrement l’un des chemins les plus purs et les plus humbles pour nous ouvrir au Mystère et pour nous rendre sensibles à la présence de Dieu au plus profond de notre être.

Le quatrième évangile nous rappelle qu’il y a des brebis qui « ne sont pas ce cette bergerie » et qui vivent loin de la communauté des croyants. Mais Jésus dit : « Je dois les attirer aussi vers moi afin qu’elles entendent ma voix ». Celui qui cherche Dieu en vérité, éprouvera tôt ou tard cet attrait de Jésus au fond de son cœur. D’abord, avec des réticences peut-être, ensuite avec plus de foi et de confiance, et un jour, enfin, avec une joie profonde.

Auteur : José Antonio Pagola
Traducteur : Carlos Orduna, csv

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