“Vous n'obéissez pas à cette Parole de Dieu : “Croissez, multipliez-vous et emplissez la terre" de Genèse 1, 28", dit-on souvent aux prêtres, aux religieux et aux religieuses.

Tout d'abord il faudrait avoir une idée claire de ce qui fait la spécificité du choix de vie d'un prêtre, d’un religieux ou d’une religieuse. Souvent on mélange tout. Ce sont là des formes diverses de vivre l'unique vocation chrétienne. Des formes complémentaires, mais différentes, chacune avec sa spécificité, son accent propre qu’il faut respecter et apprécier.

Quant à cette phrase de l'Ancien Testament (Gn 1, 28), sachons qu'elle est tirée du récit poétique où l’auteur sacré raconte à sa manière la création pour nous révéler que Dieu est l'origine de toute vie. Cette phrase n’a pas une force de loi, elle n'appartient pas aux dix commandements. Dieu n'a jamais obligé tous les hommes à se marier et à avoir des enfants.

Même dans l'Ancien Testament, Dieu demande au prophète Jérémie de ne pas prendre de femme pour être un signe au milieu de son peuple (cf. Jr 16, 2).

Mais ne restons pas bloqués sur l’Ancien Testament Nous sommes les fils du Nouveau Testament et là nous trouverons des indications et des exemples clairs sur la forte signification spirituelle du célibat choisi pour le Royaume de Dieu.

Dans ce chapitre nous expliquerons, à partir de la Bible et à partir de notre expérience, le sens de ce choix qui, pour certains, n’a aucune valeur et est même mal vu.

Pour la mentalité traditionnelle, ça n’a pas de sens ; pour la mentalité moderne, marquée par le vagabondage sexuel et la banalisation des rapports homme-femme, c'est une bêtise. La télé, le cinéma, la littérature, la publicité proclament souvent tout le contraire.

Malgré tout le célibat pour le Royaume est proposé par Jésus pour ceux qui peuvent comprendre... et des chrétiens, hommes et femmes, ont fait ce choix de vie à la suite du Christ depuis le début de l'Église jusqu'à nos jours. Pourquoi ?

Il est vrai que l'être humain a été créé corps et esprit en vue du mariage : "Dieu créa l'homme à son image... homme et femme il les créa... Et Dieu vit que cela était très bon..." (Gn 1, 27-31). Le mariage est donc d’une grande valeur, pourtant Jésus ne s'est pas marié et il a invité les disciples qui le veulent à suivre ce conseil évangélique à cause du Royaume.

1. Qui sont ceux qui font ce choix ?

Nous ne parlons pas ici du célibat en tant qu'étape transitoire dans la vie, ni du célibat comme situation vitale choisie ou subie pour des motifs qui n'ont rien à voir avec le Christ et son Évangile. Nous parlons du célibat choisi “à cause du Royaume", tel que Jésus l’a proposé et pratiqué. Nous parlons du célibat évangélique.

Dans l'Église, il y a des clercs (ce sont les baptisés qui ont reçu le sacrement de l'ordre) et des laïcs (ce sont tous les baptisés).

Dans l’un et l'autre de ces groupes, des personnes se sentent appelées à suivre le Christ d’une façon particulière. Elles veulent incarner dans leur vie le genre même de vie que Jésus a adopté pour lui. A cet effet, elles s'engagent par vœu public à suivre le Christ sur la voie de la pauvreté, de l’obéissance et de la chasteté. Par le vœu de pauvreté, ces individus renoncent à la propriété privée des biens matériels afin de tout partager pour le service du Royaume. Par le vœu d'obéissance, ils renoncent à leur propre indépendance afin de se rendre plus disponibles pour le travail du Royaume. Par le vœu de chasteté, ils renoncent à se marier et s'engagent à vivre dans le célibat afin de manifester plus clairement leur amour radical pour Dieu et pour les hommes leurs frères, et afin d’être plus libres et disponibles pour le service du Royaume.

Ceux et celles qui font ce choix de vie évangélique sont appelés communément religieux, religieuses ou personnes consacrées. Ils vivent généralement dans des communautés, familles religieuses reconnues par l’Église, et exercent une mission particulière selon le charisme de leur ordre ou congrégation. La vie qu'ils mènent reçoit le nom de vie religieuse ou vie consacrée.

Parmi les religieux (qu'on appelle d'habitude Frères), certains reçoivent le sacrement de l'ordre, selon le charisme de leur famille religieuse. Et parmi les prêtres séculiers, certains peuvent demander à devenir religieux. C'est pourquoi il y a des religieux qui sont aussi des prêtres, ou des prêtres, qui par la profession publique des trois vœux mentionnés plus haut, deviennent aussi des religieux dans telle ou telle congrégation.

Une caractéristique essentielle du choix de vie de ces religieux ou religieuses est donc l’option pour le célibat à la manière de Jésus et pour les mêmes motifs que lui. Cela fait partie essentielle de leur état de vie.

Pour les prêtres, Jésus n'a pas exigé l’option pour le célibat. Le problème ne s'est même pas posé. En effet. Jésus n'a pas exigé que ses apôtres auxquels il a conféré le sacerdoce soient engagés dans le célibat, puisque Pierre était marié. Jésus a d’ailleurs laissé l’Église libre de traiter de ces sujets. C’est pourquoi, au début de l'histoire de l'Église, il y a eu des chrétiens mariés qui étaient ordonnés prêtres et encore actuellement il y a, dans l’Église catholique orientale, des chrétiens mariés qui reçoivent le sacrement de l'Ordre. Mais au cours de l'histoire, l'Église a constaté que les soucis matériels et les responsabilités familiales des prêtres mariés empêchaient ceux-ci de se consacrer vraiment à leur mission de pasteur du peuple de Dieu. Or, les prêtres qui avaient choisi le célibat pour le Royaume, étaient davantage identifiés à leur vocation de pasteurs à l’image de Jésus, et beaucoup plus libres et disponibles pour le travail du Royaume. C’est pourquoi, vers l’an 306, au Concile d'Elvire (Espagne), l'Église latine prit la décision de ne conférer le sacrement de l'Ordre qu'aux chrétiens qui auraient fait d’abord le choix du célibat pour le Royaume. Plus tard, le Concile de Trullo, près de Constantinople, en 692, déclare à nouveau que le célibat pour le Royaume est exigé de tous ceux qui veulent être prêtres dans l'Église d'Occident.

Cette décision sera confirmée à nouveau au Concile de Trente (1545 à 1563). Cependant les Églises d'Orient ou de rite Oriental (copte, syrien, maronite, chaldéen, arménien, melkite) ont gardé une tradition différente, mais aussi ancienne, puisqu'elles admettent que leurs prêtres soient mariés, à condition qu'ils l'aient été avant leur ordination.

Nous pouvons récapituler en disant que, dans l'Église, le choix du célibat pour le Royaume :

- peut être fait en privé par des laïcs qui se sentent appelés à cette consécration spéciale au milieu du monde,

- est fait publiquement par les Religieux et les Religieuses qui s'y engagent par vœu ; il fait partie essentielle de leur état de vie.

- est fait aussi par ceux qui se sentent appelés au sacerdoce dans l’Église décident avant d’être ordonnés prêtres ; mais il n’est pas exigé par la nature même du sacerdoce.

Ainsi donc, l’engagement du célibat, chez les prêtres séculiers, relève de la discipline interne de l'Église catholique et non d'un commandement divin. Mais si cette règle a été adoptée à l'égard des prêtres dès les premiers siècles, c'est que la réalité du célibat, choisi pour le Royaume, revêt une forte signification spirituelle et ecclésiale.

2. Que nous dit la Bible à ce propos ?

Le Peuple de Dieu de l'Ancien Testament avait une grande estime pour le mariage et chaque famille israélite désirait avoir beaucoup d’enfants, ce qui était considéré comme une bénédiction de Dieu (cf. Gn 22, 17). Par contre, le fait de ne pas avoir d'enfants était équivalent à la stérilité, ce qui constituait une humiliation et une grande honte (cf. Gn 30, 23 ; Jc 1,11; Lc 1, 25).

En général, on ne trouve pas dans l'Ancien Testament de l'estime pour la virginité en tant qu'état de vie.

* Jésus lui-même, en faisant l'option du célibat pour le Royaume, nous révèle le sens et le caractère surnaturel de la virginité : “Il y en a qui ne se marient pas à cause du Royaume des Cieux. Que celui qui peut, comprenne !" (Mt 19, 12).

L'expression “à cause du Royaume des Cieux" confère à la virginité son caractère religieux et fait d’elle un signe de la Nouvelle Création qui commence déjà dans ce monde et qui annonce le monde à venir.

* L'apôtre Paul nous fait comprendre que, déjà de son temps, il y avait des croyants qui vivaient dans la virginité pendant un temps pour se consacrer à la prière (cf. 1 Co 7, 5). L'apôtre dit que le corps n'est pas seulement destiné à l'union sexuelle, mais aussi à témoigner de Dieu : “Le corps n'est pas pour le sexe mais pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps... Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du Christ ?" (1 Co 6, 13-15).

Et ailleurs, Paul nous parle de la virginité comme un état meilleur, objectivement parlant, que le mariage, dans la mesure où cet état de vie exprime plus clairement le don total de sa personne au Seigneur :

“Celui qui n'est pas marié est tout occupé du Seigneur et il veut lui plaire. Par contre celui qui est marié est tout occupé de choses de ce monde, cherchant comment plaire à sa femme. Et il est divisé. Ceux qui demeurent vierges sont tout occupés du Christ et s'efforcent d'être saints de corps et d’esprit... Je vous dis cela, non pour vous tendre un piège, mais pour votre bien, en vue d'une vie plus noble où vous serez totalement unis au Seigneur” (1 Co 7, 32-35). “Ceci n’est pas un ordre du Seigneur”, dit Paul (1 Co 7, 25), mais un appel personnel de Dieu, un charisme ou un don de l’Esprit Saint (cf. 1 C0 7, 7) et, comme le dit Jésus, ce n'est pas tout le monde qui peut le comprendre.

La virginité est le signe du monde à venir

Ceux qui choisissent la virginité à cause du Royaume sont en train de se libérer des soucis de ce monde pour mieux servir Dieu et leurs frères (cf. 1 Co 7, 25-35) et pour mieux sortir à la rencontre de l'Époux et du Royaume qui arrivent déjà (cf. La parabole des dix jeunes filles en Matthieu 25, 10). Leur vie, leur virginité veut être un “signe permanent" du monde à venir, un signe visible de l'état de ressuscité, de la nouvelle création, du monde futur où il n'y aura plus de mariage, et où “ils ne peuvent plus mourir, mais ils seront comme des anges, car eux aussi sont fils de Dieu, puisqu'ils sont nés de la résurrection" (cf Lc 20, 34-36).

3. L'exemple de Jésus, de Marie et de Paul

L’exemple de Jésus

Jésus ne s’est pas marié, il n'a pas eu d'enfants, il n'a pas amassé une fortune. Lui, qui ne possédait rien, apporta au monde des trésors que “ni la rouille ni la mite ne peuvent détruire" (Lc 12, 33). Lui, qui n’a eu ni femme, ni enfants, était le frère de tous et livra sa vie pour tous. De plus, Jésus invita ses disciples à le suivre radicalement. Au jeune homme riche, en plus de lui demander de garder les commandements, il a proposé le dépouillement total pour le suivre : “Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres pour avoir un trésor dans le ciel. Ensuite viens et suis-moi" (Mt 19, 20-21). “Quant à ceux qui laissent leur maison, leurs frères et sœurs, leur père, leur mère et même leurs enfants avec leurs champs à cause de moi, ils recevront cent fois plus, et ils auront aussi la vie éternelle" (Mt 19, 29). Car “celui qui veut se sauver lui-même se perdra ; mais celui qui sacrifie sa vie pour moi la sauvera” (Lc 9, 24 ; cf. Lc 14, 33).

L'exemple de Marie

Marie, la Mère de Jésus, est la seule femme du Nouveau Testament à qui on donne, presque à titre honorifique, le nom de vierge (cf. Lc 1, 27 ; Mt 1, 25). Par son désir de garder sa virginité (cf. Lc 1, 34), Marie assume le sort des femmes sans enfants ; mais ce qui, autrefois, était un signe d'humiliation deviendra pour elle une bénédiction (cf. Lc 1, 48). Marie avait choisi de se réserver pour Dieu. En Marie est apparu en plénitude le sens de la virginité chrétienne.

L'exemple de l'apôtre Paul

L'apôtre Paul, un homme passionné par la prédication du message du salut, ne voulut pas, comme le faisaient les prédicateurs de son temps, être accompagné d'une épouse (cf. 1 Co 9, 4-12). Par ailleurs, Paul invite d'autres volontaires à choisir cet état de vie et dit : “J'aimerais bien que tous soient comme moi" (1 Co 7, 7). L’apôtre avait vérifié que sa vie dans le célibat le rendait plus disponible et plus libre pour sa mission de prédication, et de service de Dieu et de ses frères (cf. 1 Co 7, 32).

Les apôtres et beaucoup de disciples suivirent certainement ce genre de vie. Rappelons les paroles de Pierre : “Maître, nous avons tout laissé pour te suivre” (Mt 19, 27).

4. Quel est le motif fondamental de l'option pour le célibat évangélique ?

Il faut dire que le choix du célibat religieux surgit d’une expérience très spéciale de rencontre de Dieu. Renoncer au mariage à cause de l'Évangile est le fruit d’une foi profonde et d'une irruption très forte de Dieu dans la vie d'un homme ou d’une femme. C’est le Dieu vivant qui, laissant sa trace dans le cœur de ces personnes, en séduit quelques-unes. Celles-ci quittent tout pour suivre le Christ. “Seigneur, tu m'as séduit et je me suis laissé séduire” (Jr 20, 7). Du moment où Dieu entre dans leur vie, tout change, tout passe à un second plan, même l'amour humain, simplement parce que l’Amour, avec un “A” majuscule, prend la première place. Dieu devient le seul amour, comme si soudain le soleil apparaissait et les étoiles s'éteignaient...

L’Écriture dit : “Le Seigneur est ma part, mon héritage et la coupe qui me porte bonheur” (Ps 16, 5).

Le religieux, la religieuse, le prêtre, par leur vie de célibat consacré, veulent faire apparaître Dieu en tant qu'amour. Par leur projet religieux de vie, par leur prière et leur contemplation, ils veulent atteindre la source de tout amour : Dieu, manifesté en Jésus-Christ. Par leur dévouement, ils veulent se livrer totalement au Christ en étant disponibles pour servir leurs frères et sœurs. De plus, il n’y a rien de plus beau, de plus profond et parfait que le Christ et sa mission. Voilà le noyau d'une vie dans le célibat choisi à cause du Royaume de Dieu.

5. Opter pour le célibat consacré n'est pas une vie sans amour

Le chrétien consacré dans le célibat est avant tout un homme ou une femme de Dieu, pour Dieu, qui découvre en toute chose sa présence amoureuse. C’est un spécialiste de Dieu.

Opter pour le célibat évangélique ne signifie pas du tout opter pour l’égoïsme, pour le mépris de la sexualité ou du mariage. Au contraire, c'est opter radicalement pour l’Amour ou pour l’Amour radical. Dans son expérience d'amour, la personne découvre par intuition une dimension beaucoup plus large et ouverte qui réclame un amour absolu dans toute sa vie.

Par le choix du célibat évangélique, la personne renonce, certes, à l’expression génitale de la sexualité, propre à l'amour conjugal ; mais elle ne renonce pas à l’amour.

Au contraire, son choix veut exprimer une surabondance d’amour. Un amour désintéressé, généreux, ouvert, qui dépasse la chair et le sang. Un amour radical pour Dieu qui n'est possible qu'en donnant sa vie aux hommes par amour, à la manière de Jésus.

6. Le religieux, la religieuse, le prêtre ne renoncent pas à leur personnalité masculine ou féminine

La sexualité humaine est un ensemble de facteurs, de caractéristiques physiques, psychologiques, morales qui font qu'un homme est un homme et une femme est une femme. La sexualité humaine ne peut pas être réduite à la génitalité. Le fait d'être homme ou femme ne s'exprime pas seulement dans l'exercice de la génitalité, mais se manifeste dans toutes les dimensions de la personne.

C'est pourquoi, même s'ils ont renoncé à l’exercice de la génitalité, une religieuse infirmière ou enseignante réalise un travail en tant que femme avec ses qualités de tendresse et de bonté et un religieux ou un prêtre exerce sa mission en tant qu’homme, avec sa vigueur, son énergie, son amour pour la vérité et avec les qualités de son cœur d homme.

Il est très significatif pour nous que Jésus soit intégralement homme et qu'il nous ait prêché la Bonne Nouvelle en tant qu'être humain de sexe masculin. Et il est aussi très significatif que Marie, en tant que femme et mère, ait su accueillir le Sauveur et le présenter au monde entier. C’est Dieu lui-même qui choisit Marie comme femme et Mère pour être le lieu de rencontre entre Dieu et l’humanité.

Religieux et prêtres ne vivent donc pas leur virginité sans leur personnalité masculine ou féminine. Ils essaient, dans leur consécration, d’être libres pour aimer, d'être féconds d'une façon qui n’est pas souvent possible à d'autres. Combien de fois, la religieuse est une véritable mère pour l'enfant orphelin, pour le drogué perdu, pour le malade exclu, pour le vieillard abandonné ! Et combien de fois, le jeune angoissé, l’homme qui a échoué, un peuple désorienté trouvent chez le religieux ou le prêtre un véritable père !

7. Une tradition chrétienne depuis le Nouveau Testament

Le charisme du célibat consacré est apparu dans l’histoire humaine des le début de l'Église. C'est une expression de la liberté de l’Esprit Saint qui, durant 2000 ans, a enrichi l’histoire de l’Église. C'est par inspiration de l'Esprit de Dieu que des chrétiens choisissent le célibat évangélique cherchant à être des témoins de l'amour divin, un amour généreux ouvert à tous les hommes, en particulier aux plus humbles.

Le célibat religieux n'a jamais manifesté de mépris pour le mariage. Il ne faut pas s'attarder dans des comparaisons inutiles. Mariage chrétien et célibat évangélique sont deux charismes qui se complètent, deux manières de vivre l'amour chrétien. Le célibat n'est pas supérieur au mariage, c’est simplement une manière radicale de vivre la commune vocation chrétienne à l’amour.

Au XVIème siècle, la Réforme protestante a refusé le chemin du célibat consacré comme une voie pratiquement impossible et a donné sa préférence au mariage. Mais cette option va à l’encontre d’un courant religieux qui vient depuis le temps de Jésus-Christ jusqu'aujourd'hui. C’est pourquoi, plusieurs groupes protestants sont revenus dernièrement à cette ancienne tradition chrétienne et authentiquement évangélique. C’est ainsi que lors du XXème siècle on a vu surgir des groupes religieux protestants ayant choisi, comme nous le célibat pour le Royaume des Cieux : les moines réformés de Taizé (France), les frères et sœurs franciscains anglicans et protestants en Angleterre ou en Allemagne, etc.

Rappelons, pour terminer, qu'il y a eu et qu'il y aura toujours dans l’E lise du Christ des hommes et des femmes appelés par Dieu à la chasteté consacrée pour être des témoins particuliers de l’amour de Dieu. Leur vie consacrée est un charisme ou manifestation de l'Esprit Saint que Dieu offre à son Église et au monde.

Sans ces hommes et ces femmes, spécialistes de Dieu, le monde serait appauvri. Mais cela ne peut pas être compris de tous. Jésus n'avait-il pas dit : “Que celui qui peut comprenne !” (Mt 19, 12)

Que la lecture de ce thème fortifie votre foi et vous aide à savoir rendre compte de votre espérance.

Pour réfléchir

1. Que nous enseigne la Bible par rapport au célibat ?

2. Quelle a été l’option de Jésus ?

3. Quel est le rapport entre virginité et monde à venir ?

4. Quel a été le chemin suivi par Paul et par Marie ?

5. Quel est le motif fondamental pour faire cette option ?

6. Est-ce que l’option pour la chasteté consacrée dans le célibat signifie que l'on cesse d'aimer ?

7. Quelle a été la tradition chrétienne à ce propos ?

Père Carlos Orduna Diez
Clerc de Saint Viateur
1999

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