La confession

Le sacrement de Pénitence et de Réconciliation

1422. " Ceux qui s’approchent du sacrement de Pénitence y reçoivent de la miséricorde de Dieu le pardon de l’offense qu’ils lui ont faite et du même coup sont réconciliés avec l’Église que leur péché a blessée et qui, par la charité, l’exemple, les prières, travaille à leur conversion " (LG 11).

Nous entendons souvent des réflexions comme celles-ci : “Pourquoi me confesser à un homme pécheur comme moi ? Moi, je me confesse à Dieu et point final ! J’entre dans ma chambre, je prie sincèrement et Dieu me pardonne. Je ne vois pas le besoin de rencontrer un prêtre. .. " Je répondrai à ceux qui pensent ainsi que ce n'est pas si simple. Souvent, nous nous fabriquons une religion à notre mesure, et cela est vrai de la confession. La confession ne consiste pas seulement à “ reconnaître son péché, prier et affaire terminée ! Il y a une démarche de réflexion, de conversion, d’humilité, de réconciliation à faire : dire ses péchés et son désir de conversion à un prêtre, même s'il est un homme pécheur comme les autres. Et puis, recevoir, par son intermédiaire, une correction fraternelle et le pardon de la part de Dieu. Ce ne sont pas les prêtres qui ont inventé tout cela. Il y a dans la Bible des indications claires à propos de la confession devant un ministre de l’Église.

Est-ce obligé de se confesser toujours chez un prêtre ? Pourquoi ne pas demander pardon directement à Dieu ?

La question à vrai dire vient d’une certaine gêne face à certains péchés (impureté, avortement…). Si on sait vraiment qui est le prêtre, on ne devait pas la poser. Il est l’intendant de Dieu. Lui avouer ses péchés, c’est cela même demander pardon directement à Dieu. C’est obligé de se confesser chez lui puisque Jésus dit en Jn 20,23 aux prêtres : « ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. » Dans Jc 5,16 il est aussi écrit : « confesser vos péchés les uns aux autres et priez les uns pour les autres. » Alors, le prêtre est incontournable pour recevoir le pardon du Seigneur.