QUE DISONS-NOUS ?
21ème dimanche du Temps ordinaire – Année A
Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ. (Matthieu 16,13-20)
Aujourd’hui aussi, Jésus nous pose, à nous chrétiens, la même question qu’il a posée un jour à ses disciples : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Il ne nous questionne pas seulement pour que nous nous prononcions sur son identité mystérieuse, mais aussi pour que nous révisions notre relation avec lui. Que pouvons-nous lui répondre à partir de nos communautés ?
Faisons-nous des efforts pour connaître Jésus de mieux en mieux ou l’avons-nous « enfermé dans nos vieux schémas ennuyeux » de toujours ? Formons-nous des communautés vivantes, engagées à mettre Jésus au cœur de notre vie et de nos activités ou vivons-nous paralysés par la routine et par la médiocrité ?
Aimons-nous Jésus passionnément ou est-il devenu pour nous un personnage usé que nous continuons d’invoquer alors que l’indifférence et l’oubli sont en train de grandir dans notre cœur ? Ceux qui côtoient nos communautés, peuvent-ils sentir la force et l’attrait que Jésus exerce sur nous ? Nous sentons-nous disciples de Jésus ? Sommes-nous en train d’apprendre à vivre selon son style de vie au milieu de la société actuelle ou nous laissons-nous entraîner par n’importe quelle publicité plus désirable selon nos intérêts ? Cela ne nous fait rien de vivre n’importe comment ou avons-nous fait de notre communauté chrétienne une école pour apprendre à vivre comme Jésus ?
Apprenons-nous à regarder la vie comme lui la regardait ? Dans nos communautés, regardons-nous avec compassion et responsabilité les nécessiteux et les exclus ou restons-nous enfermés dans nos célébrations, indifférents à la souffrance de ceux qui ont été toujours les préférés de Jésus : les plus démunis et les oubliés ?
Suivons-nous Jésus en collaborant avec lui au projet humanisant du Père ou continuons-nous de penser que le plus important du christianisme c’est de nous occuper de notre salut ? Sommes-nous convaincus que la meilleure manière de suivre Jésus consiste à vivre chaque jour en rendant la vie plus humaine et plus heureuse pour tous ?
Vivons-nous le dimanche chrétien en célébrant la résurrection du Christ ? Croyons-nous en Jésus ressuscité, plein de vie, qui marche avec nous? Vivons-nous dans nos communautés en accueillant la paix qu’il nous a laissée en héritage à nous, ses disciples ? Croyons-nous que Jésus nous aime d’un amour qui ne finira jamais ? Croyons-nous à la force de sa résurrection ? Savons-nous être les témoins du mystère d’espérance que nous portons au plus profond de nous ?
Auteur : José Antonio Pagola
Traducteur : Carlos Orduna, csv

1. "Dieu est Amour", écrit Saint Jean. Cet Amour infini, qui est Dieu, je l'adore ici dans ton Sacrement, Seigneur Jésus. Par la lumière de ton Esprit, Tu nous révèles, ici mieux que partout ailleurs, l'Amour que Tu as envers tout homme, quel qu'il soit.
